dimanche 28 novembre 2010

L'acteur et le Samouraï

La possibilité de se livrer, soutenu par le regard et l'attention de la classe, la possibilité de constater le travail des autres, et d'en apprendre quelque chose, la possibilité de contempler ensemble un paysage imaginaire et d'y jouer avec plaisir; c'est ce qui fait l'intérêt d'une classe d'acteurs.
Cette ambiance de travail, d'échange sur le métier, le plaisir d'avancer ensemble par de petites victoires sur soi-même, ce plaisir d'apprendre des autres et d'être impressionné me manque. Parce que ce qui fait la force des liens d'une classe, c'est le travail qui s'y passe, ce sont les émotions qui circulent, les scènes partagées, l'attention de tous tournée vers un même objectif, l'enthousiasme pour une même passion.

Je dois dire que j'étais plutôt déçu par cette rentrée. Je pensais aborder de front un travail que j'attendais avec impatience : la méthode Chekhov. Il s'est avéré que nous n'avons fait, pour le moment, qu'effleurer ce travail.
Et nous n'avons pas non plus travaillé sur de grands textes ou des scènes de grande émotion.
Finalement, l'ambiance de la classe manque cruellement d'investissement, de concentration, et de travail.


Quand j'ai commencé la guitare, j'avais l'impression d'apprendre très rapidement. Je pouvais passer des heures sur un seul morceau, j'étais enthousiaste et motivé, je pouvais constater mes progrès chaque semaine. Puis peu à peu, j'ai fait moins d'efforts, je me suis crû suffisamment bon et je passais moins de temps à travailler des morceaux simples. Je préférais m'attaquer à des morceaux plus difficiles, n'atteignant jamais la perfection, m'en approchant rarement. Et peu à peu, le plaisir d'un jeu simple a diminué et mon niveau a décliné.

Les premières années sont magiques, on apprend énormément et on avance avec humilité. Mais il arrive qu'avec le temps, on se croie déjà arrivé au bout du chemin, on a l'impression de ne plus apprendre, on a l'impression que les textes ne sont pas assez bon pour nous et qu'il n'y a aucun intérêt à les travailler. Et l'instrument qu'est le corps de l'acteur s'endort et perd ses harmonies.
C'est ce qui arrive quand le professeur manque d'exigences. C'est, surtout, ce qui arrive quand l'élève manque d'exigences envers lui-même.

Trouver la justesse sur des textes et des situations simples, maîtriser le rythme et les intentions de la scène, s'investir corps et âme vers un objectif, malgré les obstacles, entrer pleinement en relation avec son/sa partenaire, lâcher prise et laisser le corps et les émotions s'exprimer en suivant l'impulsion d'une imagination bien entraînée... Il y a de quoi faire...

Et pour finir, je veux citer le Hagakuré :

"Si, en persévérant et en se concentrant, un Samouraï acquiert des opinions très arrêtées, il peut être tenté de conclure avec précipitation qu'il a déjà atteint un bon niveau de performance. Ceci est à déconseiller formellement. Un Samouraï doit, par l'assiduité, parvenir tout d'abord à la maîtrise absolue des principes de base puis continuer à s'entraîner de manière à ce que ses techniques arrivent à maturité. Un Samouraï ne doit jamais relâcher son effort mais persévérer toute sa vie dans son entraînement.
Penser que l'on peut assouplir la discipline de l'entraînement, tout simplement parce que l'on a fait quelque découverte personnelle, est le comble de la folie.
Un Samouraï doit être constamment animé de la pensée suivante : "sur tel ou tel point, je suis encore loin de la perfection" et consacrer sa vie entière au perfectionnement, en recherchant assidûment la voie véritable. C'est par une telle pratique que l'on peut trouver la Voie."

mercredi 12 mai 2010

Se connaître et se faire confiance.

Cela fait un moment que je n'ai pas pris le temps de m'arrêter et de réfléchir et d'écrire sur le métier d'acteur. Pourtant je pense que cette phase est importante pour mon apprentissage, pour me permettre de conscientiser ce que j'ai appris, et créer les liens entre mes connaissances.

Je considère que le travail de l'acteur est un travail spirituel, un voyage, une exploration de soi et de l'être humain. C'est fondamental pour l'acteur de bien se connaître car l'acteur est un instrument, et chaque instrument a ses particularités. Tel acteur plutôt visuel ou tel autre plutôt auditif ne pourra pas utiliser la même méthode pour construire son personnage.

Être acteur c'est jouer avec sa mémoire, s'en faire le maître, au delà de l'apprentissage du texte, afin de créer des souvenirs pour le personnage. Comment fonctionne la mémoire, ma mémoire ?
Pour moi, elle marche à partir d'images. Si je pense à un souvenir, je vais d'abord en avoir une image, plus ou moins colorée, claire et grande selon la qualité de mon souvenir. Je constate aussi que la plupart de mes souvenirs sont en dissocié, c'est à dire que cette image est prise d'un point de vue qui n'est pas le mien, souvent d'un peu plus haut, dans un plan d'ensemble de la situation. Si je m'associe ensuite à ce souvenir, j'en aurai une sensation plus forte, plus physique, les émotions seront plus envahissantes.
C'est donc à partir de ce fonctionnement que je dois bâtir les souvenirs de mes personnages. En les visualisant d'abord d'un point de vue dissocié, puis en m'y associant afin d'en ressentir les émotions.

Ce fonctionnement est valable pour les souvenirs du personnage, je pense qu'il est également valable avec les objectifs.
Je construit généralement mes objectifs personnels sous forme d'image, l'image d'un évènement que j'aimerais voir se réaliser, ou l'image de moi-même comme je souhaiterais devenir. Ces images m'accompagnent et me motivent, je sais ce que je veux car j'en ai une vision.
Par ailleurs, il m'arrive de désespérer, et ces images sont alors remplacées par ce que je ne veux pas, des images d'échec, de solitude, de haine...
Je pense qu'il est intéressant de se poser la question de son objectif en ces termes : comment sera ma vie si tout se passe bien ? et comment sera ma vie si tout se passe mal ?
Et à partir de ces deux questions, construire les images qui seront les ressorts de ma motivation. Les images positives qui me donneront le courage, la motivation d'atteindre mon objectif, et les images de l'échec qui me donneront les émotions négatives de peur ou de haine selon l'avancée de la scène et les obstacles rencontrés. Selon les scènes, l'une ou l'autre façon de voir sera privilégiée. Il est évident qu'une scène d'amour fera davantage appel à des images positives tandis qu'une scène de rupture fera appel à des images négatives.

Par ailleurs, l'acteur doit être avant tout physique.
Il faut donc que ces images puissent apparaître pendant la scène. Pour cela, il est indispensable de s'entrainer à évoquer des images en bougeant, et d'observer comment ces images agissent sur notre façon d'agir.
En hypnose, il y a un phénomène que l'on appelle le signaling. Il est souvent utilisé pour dialoguer avec l'inconscient au cours de la séance. Un exemple de ce phénomène est la lévitation de la main. L'hypnotiseur suggère au sujet que sa main va se lever d'elle même et associe ce phénomène à une autre suggestion, par exemple l'entrée dans une transe de plus en plus profonde. La suggestion de la lévitation de la main peut aussi être utilisée en auto-hypnose, c'est à dire que l'on se suggère à soi même la lévitation de la main.
Je pense que c'est intéressant d'utiliser ce phénomène dans l'entrainement de l'acteur, car cela demande de faire confiance à son inconscient pour contrôler les mouvements du corps. C'est ce lâcher prise qui permet la spontanéité des mouvements pendant la scène.
En général, lorsque je fais cet exercice, je me rend compte que ma main ne se lève pas droit, en général elle se met à se lever et à bouger à droite et à gauche. Je sens à quel point il est difficile de lâcher prise pour permettre à mon bras une totale liberté de mouvement et c'est donc un entrainement qui devrait être quotidien.

Autre chose, j'ai remarqué en imitant certaines mimiques de personnes que j'observait qu'en les reproduisant, certaines expression me venaient en pensée. "Le corps et l'esprit ne sont qu'un", c'est une phrase que l'on retrouve souvent dans les ouvrages sur le Zen. Le corps influence l'esprit et l'esprit influence le corps. Les réactions de notre corps influencent nos pensées et nos pensées influencent notre corps.
L'acteur doit donc s'entraîner à laisser son corps exprimer ses émotions. Dans une scène, la première action/réaction doit être physique, qu'il s'agisse d'un grand mouvement de tout le corps ou d'un micro-mouvement du visage, des yeux ou des pupilles. C'est un bon entraînement que de reproduire certains mouvements d'une personne et d'être à l'écoute de ce qu'elle peut penser ou ressentir.
En PNL, on parle de synchronisation pour la capacité qu'ont les être humains à s'accorder sur un même rythme, à faire les mêmes gestes etc... Les fous rires ou les bâillements communicatifs en sont des exemples.
Selon la relation entre les personnes, cette synchronisation est plus ou moins forte. Deux personnes qui se connaissent bien, qui s'aiment et qui ont l'impression de très bien se comprendre sont très synchrones. Tandis que deux personnes qui ne s'entendent pas ne se synchroniseront jamais.
Cette dimension est intéressante à intégrer dans les scènes. Par exemple, une scène de dispute dans laquelle les deux protagonistes adoptent la même position est moins crédible que s'il y a toujours une différence notable dans leur langage corporel. Au contraire, dans une scène de séduction, il vaut mieux que les partenaires dansent ensemble.


jeudi 11 mars 2010

Chekhov et l'auto-hypnose

Quand j'ai commencé à m'intéresser à l'hypnose, j'ai tout de suite vu les possibilités d'utilisation pour le jeu d'acteur. Je m'imaginais déjà en train de créer de me créer des hallucinations, de rencontrer mon personnage en transe profonde, de le voir bouger, agir, parler et vivre comme s'il était réel. Je me disais que j'allais pouvoir entrer en transe profonde et vivre la scène, d'abord dissocié de mon personnage, puis m'associer à ses sensations pour ressentir et vivre la scène de son point de vue.
Et voilà que je lis Etre acteur de Michael Chekhov. Et je me rends compte que la manière de travailler que j'imaginais atteindre est celle qu'il propose. Chekhov propose (ce n'est qu'une partie de la méthode) d'utiliser l'imagination pour visualiser le personnage et le voir agir dans la scène, puis de le questionner afin de préciser encore et encore ses agissements.

La jonction se fait de plus en plus entre mon intérêt pour les techniques thérapeutiques et les techniques d'acteur.
Finalement, l'hypnose et l'auto-hypnose permettent de choisir notre vie, de la créer en faisant appel à notre imagination. Cela permet d'être et demeurer Acteur de sa propre vie. Il est donc logique que cela se rejoigne.
Là où l'hypnose est réellement une technique spécifique par rapport à ce que chacun fait au quotidien, c'est dans le fait de consacrer toute son attention à son monde imaginaire grâce aux méthodes d'induction hypnotiques qui permettent de se détacher facilement du monde extérieur pour entrer dans le monde imaginaire.
Je suis toujours étonné de voir de grands acteurs se droguer, sombrer dans la dépression et/ou le suicide. Le jeu d'acteur nous permet de nous exprimer, de nous libérer, et met à notre disposition un ensemble de techniques pour être acteur de sa vie et dialoguer avec notre inconscient pour lui donner des indications. Ces techniques sont valables avant d'entrer en scène, comme elles sont valables au quotidien. La vie est un jeu !

Chekhov propose d'utiliser les techniques de visualisation afin de se projeter dans la réussite, afin de ressentir et s'imaginer comment on serait une fois acquises toutes ces techniques. C'est le principe de la visualisation créatrice bien connue de tous ceux qui s'intéressent au développement personnel :
"Il existe un moyen très simple pour vous aider soit à stimuler votre volonté, soit au contraire à tempérer votre impatience : c'est de faire agir votre imagination, selon une des lois de la méthode, et de projeter en vous une image de vous-même tel que vous seriez si vous aviez déjà assimilé toutes les techniques et acquis toutes les aptitudes qui doivent naître de la pratique des exercices. Cette vision va opérer en vous à votre insu, et vous amener progressivement au résultat voulu, à condition que vous ne la déformiez pas en la projetant trop loin dans l'avenir."

mardi 16 février 2010

Le lieu

Toute scène se passe quelque part, et ce quelque part est souvent bien différent du lieu où l'on joue. J'ai remarqué que j'avais plus de facilité à entrer dans la peau de mon personnage lorsque j'avais pris le temps d'imaginer le lieu dans lequel je me trouve. Le fait d'imaginer ce lieu me transporte dans le monde imaginaire et rend l'interprétation plus facile.
Un des exercices d'auto-hypnose consiste à s'imaginer dans un lieu agréable, visualiser les formes, les couleurs, entendre les bruits, et ressentir l'espace, l'air etc. Se laisser absorber complètement par ses sensations et entrer dans le monde imaginaire, en transe.
Vivre son personnage c'est entrer dans une forme de transe dans laquelle les pensées et les réactions de l'acteur sont remplacées dans une certaine mesure par les pensées et les réactions du personnage. S'investir dans l'imagination de ce lieu permet d'entrer dans cette transe qui sera encore renforcée par la motivation du personnage et la personne à qui il s'adresse.
Un des exercices que je fais quasi quotidiennement est de m'asseoir et de ressentir le lieu dans lequel je me trouve. Je ferme les yeux et je visualise ce lieu à 360°, comme si je pouvais percevoir tout autour de moi. Je porte mon attention sur les sons que j'entends et les sensations de mon corps, bien souvent liées à l'espace. Puis j'imagine un autre lieu, en général la plage ou la montagne, un lieu où la nature exerce sa souveraineté. Et de nouveau je visualise ce lieu à 360°, j'imagine les sons, mes sensations. En général, je ressens une détente, comme si le fait d'être dans un espace ouvert et naturel permettait à mon énergie de se répandre autour de moi.

Évidemment ça demande de l'entrainement, et pour le moment je n'arrive pas encore à me transporter totalement dans le lieu choisi, néanmoins je sens que je fais de moins en moins d'effort pour y arriver de mieux en mieux.

lundi 1 février 2010

La technique Meisner

Un des cours que je suis à Acting est au sujet de la technique Meisner.
C'est une technique pour entrer dans un personnage et vivre la situation. Les trois étapes principales pour entrer dans la peau du personnage sont :
1- s'accorder dans les états du personnage
2- Vivre le moment d'avant
3- s'impliquer dans sa motivation

Pour cela, il faut bien sûr avoir bien compris le personnage et ce qu'il dit dans le texte. Il faut savoir où il est, et à qui il parle.

S'accorder dans les états du personnage se fait de manière organique, c'est à dire par le corps. On doit trouver corporellement les états, non pas penser à quelque chose qui pourrait nous mettre dans cet état. Par exemple, pour entrer dans la puissance, je lève les bras en signe de victoire, comme un champion de boxe, et je me dis que je suis le meilleur. Il me suffit de faire ça plusieurs fois pour me sentir puissant.

Je me suis rendu compte que le moment d'avant est vraiment une aide précieuse pour entrer dans la situation. Ce soir, j'ai réussi à dire mon texte et à prendre du plaisir à vivre la situation. Je dois cela en partie à ce moment d'avant.
J'ai imaginé la conversation que j'avais avant de dire le texte, et j'ai laissé mon corps exprimer cette conversation. J'ai pris le temps nécessaire pour me débarrasser du regard des autres. En prenant mon temps, j'ai vaincu la pression en moi qui me disait de ne pas faire attendre les spectateurs. C'est ça qui m'a permis d'entrer vraiment dans l'histoire.

Ensuite je me suis répété ma motivation dans ma tête, et j'ai continué la conversation à haute voix en disant le texte.

C'était facile, et c'était un plaisir !!!

vendredi 15 janvier 2010

Jeu, hypnose et PNL

Une de mes grandes passion en plus du jeu d'acteur est l'hypnose. L'hypnose me fascine, me fait rêver, m'éveille.
Dans la technique Meisner, une des étapes clé de la méthode est l'accord de son instrument dans les états du personnage, l'instrument étant l'acteur lui même. Trouver ses états émotionnels n'est pas une chose facile, et il me semble que c'est quelque chose de très personnel. Cependant, je pense que l'hypnose et la PNL (Programmation Neuro Linguistique) sont deux outils géniaux pour cette étape.

En fait, ceci est un rêve, une direction de travail, une recherche. C'est ainsi que je conçois le travail que je vais faire dans les prochains mois pour maîtriser cet instrument qu'est moi-même.

D'abord l'hypnose et plus précisément l'auto-hypnose pour atteindre un état de transe, de disponibilité dans lequel il est possible, et même facile, de donner des instructions à mon inconscient. C'est dans cet état qu'il me sera le plus facile de trouver les clés de mon instrument pour entrer dans les états souhaités. Par exemple, je pourrais demander à mon inconscient d'imaginer une scène où je serais dans un état de peur afin d'observer ce qui se passe en moi lorsque j'entre dans un tel état.
Evidemment, cela demande une certaine maîtrise et une certaine assurance, afin d'être sûr de pouvoir sortir facilement d'un tel état. L'accompagnement par un hypnothérapeute ou hypnocoach confirmé me semble la meilleure chose à faire pour cette étape, malheureusement, je n'en ai pour le moment pas les moyens !

La PNL a développé une technique appelée "ancrage". Il s'agit en fait d'une exploitation du conditionnement émotionnel naturel et des associations que crée le cerveau entre un évènement et un état. Par exemple, je peux avoir été habitué à manger au son d'une cloche, si bien que quand j'entendrai une cloche sonner, je penserai à manger, et je ressentirai la faim. Bon, ça c'est du Pavlov ! Pour les êtres humains, on peut considérer que c'est un peu plus subtil...
Donc, une fois dans l'état recherché, je n'aurais qu'à faire un geste, l'accompagner d'un son, et l'associer à une image mentale pour créer un triple ancrage kinesthésique, auditif et visuel. Je n'aurais qu'à refaire ce processus quelques fois pour bien ancrer cet ancrage, et lorsque j'aurais besoin d'entrer dans un état particulier, je n'aurais qu'à refaire l'ancrage qui correspond !

Cela c'est en théorie, pour la pratique, je n'y suis pas encore !

mardi 12 janvier 2010

Quand on y connait rien, il faut apprendre !

Mon rêve va se réaliser !
J'ai commencé le premier pas : trouver une formation pour devenir acteur. Quand on débute dans quoi que ce soit, il faut commencer par apprendre. Avant d'être un maître du sabre, un samouraï doit commencer par apprendre les bases.

Cela fait maintenant 1 an que je suis à Acting et ma vie a complètement changé. Je sens que je suis sur le bon chemin, même si c'est parfois éprouvant et difficile.
Acting est une bonne école, je suis assez content de ne pas m'être inscrit au cours Florent comme je l'avais pensé en décidant de changer de vie.
Je trouve qu'on a une super ambiance, les autres élèves sont super motivés et j'ai vraiment l'impression d'apprendre le métier. Les profs sont très impliqués et j'apprends beaucoup avec eux. J'apprends à jouer, mais aussi à connaître mes émotions, à entrer en relation avec les autres. Pour moi qui ai plutôt tendance à rester seul et à ne pas m'exprimer, c'est une grande bouffée d'air.

J'aime beaucoup le théâtre aussi, mais je pense que je vais m'orienter vers le cinéma pour ma carrière. Je rêve de décors variés et de projets dans le monde entier. Acting propose un cursus Cinéma que j'ai donc choisi puisque c'est ce qui m'intéresse le plus. Comme le Théâtre me semble toujours important pour un comédien, je me suis aussi inscrit à un cours plus petit : Acte Neuf.

Ma nouvelle vie continue !

dimanche 10 janvier 2010

Présentation

Je m'appelle Binh, j'ai 25 ans. Il y a un peu plus d'un an, j'ai décidé de suivre mon rêve, croyant avec ferveur et folie qu'un rêve est fait pour être réalisé. J'ai dit Adieu à l'iufm, adieu au métier de prof des écoles, et je suis allé à Paris pour prendre des cours à Acting International.
Aujourd'hui en deuxième année dans cette école, je sens le besoin d'exprimer par écrit ma recherche sur le métier d'acteur, une recherche qui va bien plus loin que le travail, une recherche personnelle, comme une quête de soi à travers la vérité du JEu.

J'écris avant tout pour moi, pour mettre de l'ordre dans mes idées, pour me forcer à mettre à plat les pensées qui me traversent, pour laisser une trace de ce cheminement long et parfois douloureux.
J'écris aussi pour ceux qui me liront, qui voudront croire en moi et qui voudront partager leurs points de vue, leurs idées, leurs aspirations et leurs rêves.

Nul ne sait ce que deviendra ce blog, il pourra tourner court ou devenir une référence, ou simplement un blog parmi tant d'autre, comme un journal intime ouvert aux yeux du monde.